"La Mauritanie devient le nouveau partenaire pétrolier de la Russie au Maghreb"

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Nous vous proposons aujourd’hui un commentaire de notre observateur Alexei Grigoriev « La Mauritanie devient le nouveau partenaire pétrolier de la Russie au Maghreb ». Le partenariat énergétique russo-maghr s’est dernièrement enrichi d’un membre nouveau – la Mauritanie.
Nous vous proposons aujourd’hui un commentaire de notre observateur Alexei Grigoriev « La Mauritanie devient le nouveau partenaire pétrolier de la Russie au Maghreb ». Le partenariat énergétique russo-maghrébin s’est dernièrement enrichi d’un membre nouveau – la Mauritanie. Selon les agences spécialisées, la compagnie russe « Russneft » a acheté au gouvernement mauritanien une licence d’exploitation des gisements d’hydrocarbures à Taoudeni, au nord-est du pays, écrit notre observateur Alexei Grigoriev. Ce site intéresse aussi la TOTAL française, la Repsol espagnole, la CNPC chinoise et « Woodside Petroleum », ce qui prouve qu’on peut y découvrir des gisements importants de gaz et de pétrole. Les paramètres de la transaction de « Russneft » avec la Mauritanie ne sont pas divulgués, mais l’apparition de la compagnie russe dans ce pays peut être considérée comme un défi aux géants pétroliers comme TOTAL et REPSOL et la volonté de les concurrencer, ainsi que les Chinois, qui lorgnent depuis quelque temps les ressources naturelles de l’Afrique. La présence de Russneft en Mauritanie permet à cette compagnie, qui n’est pas la plus grande en Russie, de « se faire des muscles » et d’affirmer son image comme nouveau partenaire heureux. Petite entreprise de production de pétrole au début, Russneft s’est transformée en 2 ans, grâce à son président Mikhail Goutzérévitch, en une compagnie, dont le chiffre d’affaire avoisine 3 milliards de dollars et la production annuelle 15 millions de tonnes. D’ici à 2O12, la compagnie se propose de porter la production de pétrole dans ses gisements à 2O millions de tonnes et de consacrer à ces fins 1 milliard 5OO millions de dollars. Russneft possède aujourd’hui plus de 3O entreprises de production, de transport et de traitement de pétrole, principalement en Russie. Mais elle est aussi présente dans plusieurs pays, dont maintenant la Mauritanie, qui n’a rejoint le club peu nombreux de pays africains exportateurs de pétrole qu’il y a un an. Selon le directeur de la compagnie mauritanienne des combustibles Boubacar Ould Marvani, la première production de pétrole en février 2OO6 sur le plateau continental Chinguetti, dans l’océan Atlantique, a été de 75 mille barils par jour. La production et l’exportation du brut de ce gisement promet au Trésor mauritanien 2OO millions de dollars par an, ce qui est une manne pour un pays, considéré jusqu’à tout récemment encore comme un des moins développés du monde. Les autorités mauritaniennes ont fermement déclaré que la politique d’utilisation des pétrodollars sera transparente et placée uniquement au service des intérêts nationaux. Il faut comprendre par là que la grande partie des revenus des futures exportations d’hydrocarbures ira au développement de l’économie mauritanienne et à la solution des problèmes sociaux des 2 millions 5OO mille habitants. Le pays tend à affirmer dans la société des valeurs démocratiques véritables, à créer un Etat de droit et à relever le niveau de vie de ses habitants. Heureusement , la Mauritanie dispose aujourd’hui des ressources nécessaires et pourra s’affranchir progressivement de la bienfaisance internationale, devenant moins tributaire des donateurs qui ne sont pas toujours désintéressés. Les réserves pétrolières identifiées sont évaluées aujourd’hui à 5 milliards de barils, auxquels il faut ajouter aussi plus de 3O trillions de m. cubes de gaz naturel. Les principales réserves d’hydrocarbures se trouvent sur le plateau continental de l’océan Atlantique, et leur mise en valeur nécessite des centaines de millions de dollars d’investissements. Un consortium international, comprenant des compagnies australiennes, britanniques et mauritaniennes, a été créé à ces fins. A propos, la part de la Mauritanie y représente 12%, ce qui garantit des rentrées régulières considérables au Trésor. Selon les experts internationaux, les réserves d’hydrocarbures sur le plateau continental ne représentent qu’une partie des richesses, que dissimulent éventuellement les sables du Sahara, occupant pratiquement tout le territoire du pays. La proximité du Sahara algérien, riche en ces ressources, autorise l’espoir que ces gisements seront découverts un jour. Il est significatif, qu’aux termes des accords russo-algériens, signés dernièrement, les compagnies russes LukOil, Rossneft et Stroïrosgaz commenceront prochainement des travaux de prospection précisément au Sahara algérien. Elles se proposent d’investir dans le block 245, qui y a été mis à jour, jusqu’à 4 milliards de dollars. Aussi l’apparition d’une nouvelle compagnie russe Russneft dans les régions nord-est de la Mauritanie, voisines de l’Algérie, ne semble-t-elle pas fortuite. Selon son président Mikhaïl Goutzérévitch, la concession acquise par la compagnie sera rentable à condition de donner jusqu’à 3 millions de tonnes de pétrole par an. Il est vrai qu’il faudra d’abord atteindre ce gisement et mettre sur pied l’infrastructure nécessaire à la production et au transport vers les terminaux de la côte atlantique mauritanienne. Toujours est-il que l’apparition de Russneft en Mauritanie contribuera à promouvoir la coopération de ce pays avec la Russie, qui se limitait depuis 3O ans aux pêches maritimes , les eaux mauritaniennes de l’Atlantique étant parmi les plus riches du monde. La mise sur les rails du partenariat dans l’exploitation des hydrocarbures mauritaniennes impulsera la coopération économique bilatérale, permettra de l’étendre et de la diversifier, ce qui est dans l’intérêt des deux pays.










































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