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RIA Novosti

Opinions

Revue de la presse russe du 25 septembre

16:39 25/09/2009

MOSCOU, RIA Novosti

Vedomosti

Surprise à l'ONU: nouvelles sanctions contre Téhéran envisageables par Moscou

L'Iran et son programme nucléaire sont devenus le thème principal de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies et des rencontres dans ses couloirs. Dmitri Medvedev a soudain admis, pour la première fois, la possibilité de soutenir les sanctions contre l'Iran, ce qui a été surprenant pour les membres de sa propre délégation, lit-on vendredi dans le quotidien Vedomosti.

A l'issue de sa rencontre bilatérale à New York avec son homologue américain Barack Obama, le président russe a fait une déclaration inattendue: "Dans certains cas, le recours aux sanctions est inévitable". Selon le New York Times, après son rendez-vous avec Medvedev, le visage d'Obama était rayonnant.

L'Occident s'est enthousiasmé devant le fait que Moscou abandonne son ancienne position consistant à s'opposer à toutes les sanctions à l'encontre de Téhéran. "Nos définitions des menaces et des objectifs stratégiques à l'égard de l'Iran ont été récemment opposées. Mais à présent, il semble qu'elles se soient sensiblement rapprochées, ou bien même qu'elles coïncident entièrement", a déclaré le conseiller à la Maison Blanche pour la Russie Michael McFaul en réagissant à la phrase de Dmitri Medvedev.

Cette déclaration a surpris les fonctionnaires et les diplomates russes. A la veille de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, ils considéraient comme leur propre succès, le fait que le texte de la résolution sur le désarmement nucléaire ne mentionne pas l'Iran et la Corée du Nord en tant que principaux violateurs du régime de non-prolifération (il est vrai qu'il a tout de même conservé la référence à toutes les résolutions précédentes à propos des programmes nucléaires de ces pays).

Mais, plus tard, une source à l'administration présidentielle a reconnu le rapprochement des positions des deux pays sur l'Iran, en ajoutant que si le système existant des rapports ne donne pas de résultats, la Russie n'exclut pas la nécessité de le changer, ce qu'avait en vue le président.

Ce fonctionnaire a proposé de ne pas considérer le rapprochement des positions des deux pays sur l'Iran comme une concession à Obama pour son abandon du bouclier antimissile en Europe. Mais, au ministère des Affaires étrangères, ces deux événements ont été considérés, au contraire, comme interdépendants. "Il est nécessaire de faire preuve de souplesse et de tenir compte de la réalité du moment, ce qui fait qu'après une concession sur la défense antimissile, il faut rendre la pareille", a déclaré au quotidien Vedomosti une source au ministère russe des Affaires étrangères.

Dans son discours prononcé à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, le président russe n'a mentionné l'Iran qu'indirectement: "la Russie en tant que membre du Quartette pour le Proche-Orient, soutient les efforts déployés en vue de renforcer le régime de non-prolifération au Proche-Orient" et de créer une zone exempte d'armes de destruction massive dans cette région". Comme l'a reconnu un membre la délégation russe, c'était une allusion non seulement à l'Iran, mais aussi à Israël.

Gazeta.Ru

Medvedev-Obama: paroles semblables pour des approches différentes

Barack Obama et Dmitri Medvedev ont un même penchant pour les discours chargés de programmes qu'ils exposent avec une régularité enviable, lit-on vendredi dans le quotidien Gazeta.Ru.

Les discours prononcés mercredi dernier par les deux présidents à l'Assemblée générale des Nations Unies ont une ressemblance frappante. Faut-il en déduire que le "redémarrage" a abouti à l'adoption d'un programme identique par les dirigeants des puissances qui étaient récemment au bord d'une dangereuse confrontation.

Les deux présidents invitent à renforcer le régime de non-prolifération nucléaire, en promettant de reprendre la réduction de leurs arsenaux. Leurs propositions concrètes sont presque identiques. L'un et l'autre jurent fidélité à l'ONU en tant qu'unique héritage du XXe siècle qu'il faut perfectionner et développer.

On note une différence seulement dans le style de la parole: celui de Medvedev est plus sec et laconique, alors que celui d'Obama est plus prolixe et émotionnel. Le niveau d'idéologisation a, pour l'essentiel, baissé: Obama ne préconise pas sans cesse la liberté, comme l'avait fait son prédécesseur, Medvedev a omis les mentions traditionnelles des fautifs de la crise et d'autres calamités.

Les contenus de leurs discours se ressemblent tellement qu'on a tendance parfois à les confondre. Mais la comparaison attentive des textes très semblables met en évidence la différence fondamentale des approches. Obama voit la clef du règlement des problèmes mondiaux dans le rôle plus actif des Etats-Unis qui doivent se fixer des objectifs plus ambitieux en entraînant les autres. Pour Medvedev, le gage du succès réside dans la diminution des ambitions américaines et la transformation de l'Amérique en un des participants au processus.

Le président russe juge nécessaire de surmonter le passé tout en rappelant une nouvelle fois la Seconde Guerre mondiale. Sa position est logique: la fondation de l'ONU a fait suite à la guerre et la révision du bilan de celle-ci compromet la légitimité de l'organisation. Obama en appelle également à cette période, pas aux conditions concrètes de la création de l'ONU, mais aux idées générales de Franklin Roosevelt sur les "efforts collectifs". Comme on peut en déduire de tout ce qui a eu lieu, ces idées n'ont jamais été matérialisées en raison de circonstances bien concrètes et il est temps de le faire dans une situation nouvelle. Medvedev estime que l'ONU de la deuxième moitié du siècle dernier est la structure qu'il faut renforcer au maximum.

Prononçant presque les mêmes paroles, les présidents ont des visions tout à fait différentes. Medvedev approuvera certainement les paroles suivantes d'Obama: "Nos problèmes ne peuvent pas être réglés par nos discours". Mais, pour l'instant, les discours des deux présidents, c'est ce qu'il y a de plus réussi chez eux.

Auteur : Fedor Loukianov, le rédacteur en chef de la revue "Rossia v globalnoï politike" (La Russie dans la politique globale).

RBC daily

Yamal: grandes compagnies étrangères invitées par Poutine aux gisements gaziers

Les autorités russes essaient de porter la coopération avec les grandes compagnies énergétiques du monde à un nouveau niveau, lit-on vendredi dans le quotidien RBC daily.

Les compagnies étrangeres prêtes à investir dans l'extraction et le traitement du gaz sur le territoire de la Russie ont été recrutés hier par le premier ministre Vladimir Poutine lui-même qui est arrivé pour cela à Yamal. En raison du manque de fonds et d'expérience d'exploitation des gisements dans les conditions rigoureuses, la Russie doit abandonner le "nationalisme des ressources", alors qu'à l'étranger on a besoin d'accès à de nouveaux gisements d'hydrocarbures, font remarquer les experts.

Des conditions transparentes de travail et des facilités fiscales ont été promises aux compagnies étrangères en échange des technologies et de l'utilisation de leurs actifs. Les promesses radieuses du succès du travail ont tenu lieu du dîner à Salekhard. Le premier ministre s'est excusé de son absence, en soulignant que, dans les conditions de la crise, il est probablement raisonnable de remplacer le caviar et la vodka par de l'eau russe. L'absence de mets délicieux et les anciens conflits avec les autorités russes n'ont pas quand même empêché les compagnies étrangères de manifester leur volonté de coopérer.

Les risques des compagnies étrangères à Sakhaline ont été dus au régime des accords de partage de production, indique l'analyste du groupe d'investissement Veles Kapital Dmitri Lioutiaguine. A Yamal, leur participation s'effectuera probablement dans le cadre des coentreprises, ce qui suppose d'autres clauses juridiques. Le schéma qui y sera utilisé sera probablement celui de Chtokman. Les désireux de coopérer ne manqueront pas, surtout parmi les compagnies européennes, car leurs propres actifs enregistrent déjà une baisse de l'extraction en mer du Nord, leur principale base de matières premières. Quant à Gazprom, il souhaite partager avec les partenaires étrangers d'immenses investissements nécessaires pour la construction de l'infrastructure d'extraction et de transport à Yamal. D'aurant plus qu'il ne dispose pas de technologies nécessaires pour réaliser ses projets, indique l'expert.

L'exportation de gaz de Yamal commencera probablement à s'accroître à partir de 2020, estime le directeur général de la société de conseil East European Gas Analysis Mikhaïl Kortchemkine. Les ressources de gaz sont actuellement suffisantes dans le monde, mais le prix de revient de son extraction est bien plus bas que dans cette région. Selon le partenaire de la société de conseil RusEnergy, Mikhaïl Kroutikhine, la rentabilité de l'extraction du gaz à Yamal ne sera assurée que lorsque les prix mondiaux du pétrole seront au niveau de 120 à 150 dollars le baril, ce qui est irréaliste dans les conditions actuelles.

Kommersant

Avtovaz: indemnisations attendues de l'Etat pour les employés licenciés

Avtovaz, dont les ventes ont diminué en janvier-août de 44%, a confirmé officiellement, pour la première fois, son intention de licencier environ un tiers de son personnel: 27600 sur 102000. L'usine prévoyait de licencier 36000 employés, mais il lui a été possible de réduire le nombre de licenciés. Avtovaz espère recevoir de l'Etat l'argent pour verser des prestations sociales lors du licenciement et les arriérés de salaire, lit-on vendredi dans le quotidien Kommersant.

Le montant des indemnisations à verser aux licenciés n'est pas précisé. Selon des sources à Avtovaz et aux compagnies qui collaborent avec l'usine, cette somme est d'environ 12 milliards de roubles (271 millions d'euros), dont 5,65 milliards (127 millions d'euros) pour les prestations sociales aux licenciés (allocations de licenciement, primes du stage et versements au fonds des retraites), encore 5,75 milliards de roubles (130 millions d'euros) constituent la somme des arriérés de salaire dus à l'arrêt de travail au mois d'août à Avtovaz.

Pour payer ses employés licenciés et verser les arriérés de salaire, Avtovaz demandera de nouveau l'aide de l'Etat, estiment des sources. Grâce à la médiation de Rostekhnologuii, Avtovaz a déjà reçu en été 25 milliards de roubles (565 millions d'euros) puisés dans le budget. Cet argent a été consacré au paiement des fournisseurs.

Un employé d'Avtovaz et un fonctionnaire fédéral indiquent que le mécanisme éventuel de subventions d'un montant d'encore 12 milliards de roubles à l'usine est "peu clair". La dernière fois, cette somme a été inscrite au budget en tant que versement au capital de Rostekhnoguii. Selon des sources, les ministères proposent déjà que la corporation publique participe elle-même à la capitalisation supplémentaire d'Avtovaz en versant la moitié des 12 milliards de roubles demandés. Un interlocuteur affirme que Rostekhnoguii est déjà d'accord, mais les sources proches de cette corporation publique affirment qu'elle manque actuellement de fonds à cette fin.

Avtovaz produit annuellement environ 9 voitures par employé, alors que la moyenne des usines automobiles est d'environ 20 voitures, c'est pourquoi les licenciements sont justifiés, a déclaré Kirill Tatchennikov du groupe d'investissement Otkrytie. Bien qu'Atovaz ait déjà bénéficié du financement de l'Etat et malgré les critiques émises à son adresse, sa chance d'obtenir la deuxième tranche est "assez grande", ajoute Mikhaïl Pak de la société d'investissement Aton. Pour l'Etat, il sera plus facile d'expliquer la nécessité de ce soutien, explique-t-il, car l'argent sera dépensé pour les prestations destinées aux licenciés.

Ces textes tirés de la presse russe n'engagent pas la responsabilité de RIA Novosti.

 

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