
MOSCOU, 22 novembre - RIA Novosti. Le Service fédéral pour le contrôle vétérinaire et phytosanitaire (Rosselkhoznadzor) a confirmé que la Russie pourrait limiter ses importations de produits alimentaires européens d'origine animale, si l'UE ne fournissait pas de garanties supplémentaires de sécurité et de qualité de ces produits.
"C'est que l'Union européenne a décidé de recevoir dans son giron la Bulgarie et la Roumanie, deux pays peu sûrs du point de vue sanitaire", a expliqué mercredi à RIA Novosti un porte-parole de Rosselkhoznadzor.
La circulation du fret est libre à l'intérieur de l'UE, d'où l'absence de garanties de sécurité des produits arrivant en Russie, à son avis.
"Il y a des maladies également dangereuses pour les animaux et pour l'homme", a ajouté le représentant de Rosselkhoznadzor.
Un représentant de la Commission européenne, Philippe Todd, a annoncé mercredi que le Service de contrôle vétérinaire russe avait préalablement informé la Commission européenne que la Russie pourrait limiter à partir du 1er janvier 2007 ses importations de produits alimentaires d'origine animale des pays de l'Union européenne.
La Russie a limité le 10 novembre ses importations de viande de Pologne. Ainsi que l'a expliqué à RIA Novosti un porte-parole du ministère russe de l'Agriculture, cette décision a été prise en raison des violations de plus en plus fréquentes de la législation vétérinaire russe se traduisant par la livraison de "produits alimentaires d'origine animale falsifiés" à la Russie. Cette dernière a limité provisoirement ses importations de b�uf et de porc polonais, de sous-produits, ainsi que de volaille entière ou hachée et de produits carnés semi-finis.
La Pologne a à son tour annoncé son intention de bloquer l'ouverture de négociations entre la Russie et l'Union européenne sur un nouvel accord de base à cause de l'embargo russe sur les produits agricoles polonais, notamment de viande, et aussi parce que la Russie refuse de ratifier la Charte européenne de l'énergie.
L'assistance du président russe, Sergueï Iastrjembski, a annoncé mercredi aux journalistes que la Pologne devrait prêter beaucoup plus d'attention au problème des livraisons de viande de mauvaise qualité.
"Je pense que si Varsovie accordait plus d'attention à ce problème, il serait très vite résolu", a-t-il dit. C'est un problème technique qui n'a rien à voir avec la coopération entre la Russie et l'Union européenne, a-t-il ajouté.
"Nous savons que la Pologne sait comment elle peut résoudre ce problème. Je pense que l'insouciance et les lenteurs bureaucratiques ne doivent pas devenir un problème dans les relations entre la Russie et l'Union européenne", a espéré l'assistant du chef de l'Etat russe.