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Le vertige des pétrodollars éloigne la Russie de l'Occident industrialisé (SmartMoney)

13:39 26/11/2007

MOSCOU, 26 novembre - RIA Novosti. La Russie a occupé cette année la place de premier producteur mondial de pétrole, lit-on lundi dans le magazine SmartMoney.

En janvier-octobre, elle a extrait 9,87 millions de barils par jour, soit 10 à 12% de plus que l'Arabie Saoudite, qui caracolait en tête de ce classement en 2006. Les Saoudiens auraient pu facilement accroître leur production et ainsi devancer la Russie en volumes de pétrole extrait, mais ils ont choisi sciemment de ne pas le faire. Les Etats-Unis qui figurent également parmi les plus grands producteurs de pétrole réduisent ces dernières années leurs volumes d'extraction. En revanche, ils augmentent leurs capacités de raffinage. Aux Etats-Unis, le raffinage de pétrole dépasse déjà de 2,8 fois l'extraction. La Russie, elle, transforme moins de la moitié de son pétrole et, d'ailleurs, le niveau moyen de raffinage (part des produits pétroliers blancs) n'est que d'un peu plus de 70%, alors qu'il est de 85 à 95% en Occident

La course insensée à l'extraction pourrait entraîner sa réduction en Russie dans les années à venir: non pas parce que le pays commencera à économiser ses matières premières, comme le font les Américains, mais tout simplement à cause de l'impossibilité de compenser la réduction de la production dans les régions d'extraction traditionnelles. La plupart des compagnies pétrolières ne peuvent plus augmenter l'extraction, et la croissance est aujourd'hui due, pour l'essentiel, aux projets de Sakhaline.

En ce qui concerne le raffinage, la situation n'est pas meilleure. La Russie utilise actuellement environ 80% des capacités existantes. Le raffinage s'accroît de 5 à 6% à par an, cependant, selon un bilan statistique de BP, ces trois dernières années, les capacités de raffinage en Russie sont restées au même niveau. Cela signifie qu'au moment où l'accroissement de l'extraction deviendra problématique, il est douteux que la Russie puisse développer ses activités de raffinage. En effet, si elle ne construit pas de nouvelles installations, les capacités existantes ne suffiront pas pour cela.

Il ne reste qu'à regretter que les milliards de dollars dépensés par les compagnies publiques pour l'achat d'actifs n'aient pas été investis dans l'extraction (pour assurer la continuité de la stratégie misant sur l'exportation), ou mieux encore dans le raffinage sur la base des technologies modernes occidentales.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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