Économie
Libye: projets conjoints Gazprom-Eni (dirigeant)
"Nous sommes présents en Libye depuis un certain temps. Nous avons acquis une certaine partie des actifs de l'allemand BASF et maintenant nous sommes en négociation avec Eni sur une coopération (dans ce pays), a-t-il indiqué.
Le numéro deux de Gazprom n'a pas écarté l'éventualité de la construction en Libye d'un nouveau gazoduc.
Interrogé par le journal sur l'attitude de Gazprom envers le projet de gazoduc Nabucco, M. Medvedev a noté: "Nous ne sommes pas hostiles au gazoduc Nabucco. Je suis sûr que les besoins de l'Europe seront tels que tout le monde aura du travail. Nous ne considérons pas Nabucco comme un concurrent".
Dans son entretien au Corriere della Sera, Alexandre Medvedev a assuré les consommateurs européens de la fiabilité des livraisons russes. Récemment, la Russie a prorogé les contrats avec ses clients européens, a-t-il rappelé. "Jusqu'en 2035, avec l'Italie, l'allemand Ruhrgas et la République tchèque. Jusqu'en 2030, avec la France, jusqu'en 2027 avec l'Autriche et jusqu'en 2025 avec la Finlande", a précisé le vice-président de Gazprom.
"L'idée selon laquelle le gaz pourrait être utilisé comme un outil politique est absurde", a-t-il indiqué en rejetant les allégations reprises par la presse occidentale. S'agissant de la volonté de Gazprom de s'ancrer sur les marchés européens, M. Medvedev a noté que souvent cette volonté du holding russe est considérée comme un danger.
"C'est un fait intéressant. Dans notre pays, des sociétés étrangères, dont l'italien Eni, participent à la privatisation de RAO EES (holding de l'électricité). Elles obtiennent le contrôle d'entreprises stratégiques. Personne ne dit que cela met en cause notre sécurité nationale. Mais en Europe, on se met immédiatement à crier danger", a-t-il encore indiqué.

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