
MOSCOU, 22 juillet - RIA Novosti. General Motors (GM) cherche un terrain pour la construction de sa deuxième usine en Russie: la semaine dernière, une délégation du constructeur a examiné un emplacement dans le territoire de Krasnodar, lit-on mardi dans le quotidien Kommersant.
La future usine pourrait avoir un rendement d'environ 50.000 voitures par an. Le Sud de la Russie intéresserait GM de par la proximité des ports maritimes.
Le quotidien a été informé de la reconnaissance de terrains par les spécialistes de GM dans le district de Dinskaïa du territoire de Krasnodar par Viatcheslav Ivanov, vice-directeur du département régional pour l'industrie et la construction. Selon lui, General Motors cherche un emplacement pour une usine d'assemblage de modèles Opel et Chevrolet. Il n'a pas précisé le rendement de l'usine, se bornant à signaler qu'à l'étape initiale le consortium automobile comptait installer une production nécessitant environ 500 employés, et de l'étendre par la suite en construisant deux chaînes supplémentaires. Au total, la construction de l'usine prendra environ cinq ans, a précisé M. Ivanov.
Selon lui, l'administration du district de Dinskaïa a proposé à GM trois terrains pour le projet, se disant prêt à installer les infrastructures nécessaires. Au bureau russe de General Motors, on a confirmé hier que des négociations étaient en cours avec de nombreux partenaires russes sur l'installation éventuelle d'un nouveau site de production en Russie, mais on a souligné qu'aucune décision définitive n'avait encore été prise à ce sujet.
GM construit déjà une usine à Saint-Pétersbourg qui assemblera également des modèles Chevrolet et Opel, son rendement sera de 70.000 voitures et le lancement de la production est prévu pour novembre 2008. Lorsque l'usine travaillera à plein rendement, elle emploiera 900 personnes. Prenant en considération ce fait, Ivan Bontchev d'Ernst & Young n'exclut pas que le rendement de la deuxième usine de GM en Russie constitue, à la première étape, 25.000 à 50.000 voitures. Si le constructeur décide de réaliser son projet, ces volumes s'accroîtront certainement par la suite, estime l'expert.
Le régime de l'assemblage industriel, qui concerne toutes les usines des constructeurs étrangers en Russie, a été aboli à l'automne 2007, considéré comme contraire aux normes de l'OMC. Cependant, des sources du Kommersant proches des ministères appropriés indiquent que GM avait signé d'avance avec le ministère du Développement économique un mémorandum portant sur la construction d'une deuxième usine en Russie. Ce document expire en septembre 2008, par conséquent, le constructeur doit choisir un terrain avant ce délai. GM a cherché des terrains non seulement dans le territoire de Krasnodar, mais aussi dans la région de Kalouga. En outre, comme l'avait déjà annoncé le Kommersant le 9 juillet, une délégation de GM conduite par le président du consortium Rick Wagoner s'était déjà rendue dans la région de Nijni-Novgorod.
Fin mai, James Tetreault, vice-président de Ford of Europe, qui possède déjà une usine à Vsevolojsk (Région de Leningrad), avait également évoqué la possibilité pour sa marque de construire une deuxième usine en Russie.
M. Bontchev explique l'intention des consortiums automobiles d'accroître leurs capacités d'assemblage en Russie par le développement du marché automobile russe (en 2009, il pourrait devenir le premier en Europe). C'est d'autant plus important pour GM, dont l'état financier est actuellement précaire, en raison de la diminution de ses ventes sur les marchés traditionnels. Mikhaïl Pak de la société d'investissement Metropole estime que le Sud de la Russie a pu attirer GM grâce à la proximité des ports maritimes et son réseau développé de chemins de fer relié à la Région centre. D'autant que l'infrastructure de Sotchi se développera dans le Sud en prévision des Jeux olympiques, souligne l'analyste.
Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.