
Le président Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel, le premier-ministre Georges Papandréou et le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker ont proposé d'empêcher les spéculations sur les "credit default swaps" (CDS), produits dérivés permettant de s'assurer contre le risque de défaut de paiement d'un Etat, indique un communiqué de l'Elysée.
Selon les auteurs de ce document, les opérations spéculatives sur les CDS ont engendré une confusion sur les marchés financiers européens.
Dans ce contexte, les leaders français, allemand et grec ont invité la Commission européenne à engager une enquête sur le rôle et l'impact de ces opérations sur l'économie communautaire et à prendre les dispositions nécessaires pour y mettre un terme.
"Nous proposons que la Commission [européenne] diligente le plus rapidement possible une enquête déterminant le rôle et l'impact de la spéculation sur CDS sur les obligations des Etats européens. Si cette enquête venait à révéler des abus de marchés ou qu'elle mette en évidence que la spéculation a un impact considérable sur les taux d'intérêts, nous devrons examiner rapidement des mesures et le cas échéant, adopter les textes législatifs ou réglementaires nécessaires pour y mettre fin", lit-on dans le communiqué.
Les leaders européens ont également invité les pays du G20 à "intensifier les initiatives en faveur d'une plus grande transparence du marché des produits dérivés" et à donner aux autorités de régulation un accès illimité aux "informations sur les portefeuilles de produits dérivés, y compris les CDS".
"L'Europe doit prendre le leadership sur ces sujets", indique le communiqué.
Le credit default swap est un contrat visant à assurer l'institution octroyant un prêt d'Etat contre le risque de non-remboursement.