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ONU : la Russie doit mieux évaluer l’impact des JO sur l’environnement
Dans un rapport, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) estime que les autorités russes ont besoin de mieux évaluer l'impact des Jeux Olympiques d'hiver 2014 à Sotchi sur l'écosystème local. L’ONU attend que des mesures d’atténuation soient mises en place.
Les autorités russes « ne prennent pas en compte les effets cumulatifs et synergiques des différents projets sur les écosystèmes de la région de Sotchi et de sa population », estime le PNUE. « Les Jeux olympiques d'hiver de 2014 créent beaucoup d'emplois avec l'apparition de nouvelles infrastructures, notamment routières. C'est le plus important », a répliqué Eduard Mercey, un des responsables du département des relations extérieures de Sotchi.
« La région abrite également la réserve de biosphère du Caucase, qui participe à la réintroduction du léopard dans la région », a rappelé la mission des Nations unies lors de sa visite en Russie en janvier dernier. Les animaux, autrefois endémiques dans le Caucase, ne seraient désormais plus que 10 à 12 dans la région en raison du braconnage et d'un habitat réduit.
Tribune de Genève
Russes et Américains tout près de réduire leurs arsenaux
A Moscou, Hillary Clinton s’efforce depuis hier de régler les derniers détails en vue d’un accord russo-américain sur le renouvellement du Traité de réduction des armements stratégiques. Objectif pour la secrétaire d’Etat américaine qui doit rencontrer le président Dmitri Medvedev et le premier ministre Vladimir Poutine: remplacer START I.
Le traité de 1991, qui est arrivé à échéance en décembre, est l’objet depuis plus de six mois d’âpres négociations entre experts russes et américains à Genève.
«La visite de Mme Clinton ne devrait pas donner lieu à une déclaration publique. Mais en coulisses, elle et son homologue Lavrov devront finaliser l’accord. C’est aujourd’hui ou jamais s’ils veulent une signature dans les prochaines semaines…» prévient Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue spécialisée Russie dans les affaires globales.
«Nous poussons pour une conclusion d’ici à deux ou trois semaines. Il y a de bonnes chances», a confié avec optimisme Sergeï Lavrov. Traduction: la signature pourrait intervenir juste avant le sommet des chefs d’Etat sur la sécurité nucléaire prévu à Washington du 12 au 13 avril.
Symbole du réchauffement entre les deux pays, le processus de renouvellement de START I avait été relancé lors de leur sommet en juillet dernier à Moscou. Les deux présidents avaient alors convenu d’abaisser à 1500-1675 le nombre des têtes nucléaires et à 500-1100 les vecteurs (missiles). Etats-Unis et Russie comptent encore chacun 2000 à 3000 ogives déployées (prêtes à l’usage immédiat). Et les accords actuels limitent à 1600 le nombre des vecteurs.
Depuis cet été, un traité a été annoncé à plusieurs reprises. Mais les négociations ont à chaque fois échoué sur deux sujets. Les questions de surveillance et de vérification, d’une part. Mais avant tout sur le lien entre cet accord et les projets américains de défense antimissile en Europe.
Obama a certes abandonné le programme de son prédécesseur d’installer un bouclier en Pologne et en République tchèque. Mais il a depuis annoncé son intention de déployer en Roumanie une autre forme de bouclier. Avec une même ambition, selon Washington: se protéger de l’Iran.
Aux yeux de Moscou, ces projets ciblent la Russie. «C’est un point d’achoppement. Les Russes veulent lier START à la défense antimissile. Les Américains ne veulent pas. Mais c’est Obama qui a le plus besoin de ce traité…» insiste l’expert Fiodor Loukianov. Pour Dmitri Medvedev, cela serait aussi un succès politique sur les scènes internationale et nationale – condition que le nouveau traité ne sème pas le doute à Moscou sur sa défense des intérêts nationaux.
Slate.fr
Medvedev supprime des fuseaux horaires
Le 28 mars prochain, la Russie vivra une nouvelle révolution, horaire cette fois-ci. Le plus grand pays du monde, 8 000 km de long, passera en effet à neuf fuseaux horaires au lieu de onze actuellement rapporte le quotidien La Croix. Cette mesure, proposée à la surprise générale il y a quatre mois par le président Dmitri Medvedev, vise à rapprocher les Russes et à faciliter la coordination des administrations et économies du pays.
Concrètement, les régions situées sur la côte Pacifique vont gagner une heure par rapport à Moscou alors que les régions de l'ouest en perdront une. De sorte que la différence horaire entre Kaliningrad, à l'ouest, et Vladivostok, à l'est, ne soit plus que de... neuf heures.
Décidée sans référendum ni débats publics, cette réforme a été contestée dans les régions concernées par la suppression ou l'adjonction d'une heure. Notamment dans la province occidentale de Samara, qui, avec cette mesure, perdra du temps d'ensoleillement en soirée. Et de nombreux Russes restent circonspects quant à l'efficacité de la réforme: «Cette centralisation ne peut fonctionner dans ce pays où nous cultivons un grand fatalisme face au temps», explique un Moscovite à La Croix.
LesEchos.fr
Le Canada minimise les propos de Dmitri Medvedev sur l'Arctique
Le Canada a minimisé jeudi la portée des propos du président russe Dmitri Medvedev selon lesquels d'autres pays riverains de l'Arctique chercheraient à écarter la Russie des richesses de cette région.
"Les Russes jouent un jeu. Comme quand ils ont planté leur drapeau au Pôle Nord", a dit le chef de la diplomatie d'Ottawa Lawrence Cannon, à la télévision publique CBC.
"Je ne sais vraiment pas comment ils comptent se positionner", a-t-il ajouté, démentant par un bref "non" la participation du Canada à quelque manoeuvre contre la Russie dans l'Arctique.
Le ministre canadien a rappelé que les cinq pays arctiques (Canada, Danemark, Etats-Unis, Norvège et Russie) se sont mis d'accord il y a deux ans pour régler leurs différends dans le cadre de la Convention onusienne sur le droit de la mer.
"Les Russes l'ont accepté. Le Canada l'a accepté", a-t-il souligné.
Mercredi, lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe, le président Medvedev avait affirmé que "les pays riverains du pôle adoptent déjà des mesures actives pour étendre leur présence scientifique, économique et militaire dans l'Arctique".
"Malheureusement, on observe des tentatives de limiter l'accès de la Russie au développement des gisements arctiques, ce qui est inacceptable d'un point de vue juridique et injuste au regard de la position géographique et de l'histoire de notre pays", avait-il ajouté, sans préciser d'où venaient ces tentatives.
Les vastes richesses supposées de l'Arctique attirent les convoitises des pays de cette région, les avancées technologiques et le réchauffement climatique rendant cette manne plus accessible.
De son côté, la Norvège a jugé "totalement infondés" jeudi les propos de M. Medvedev.
NOVOpress
L’OTAN snobe la Russie en Asie centrale
Les tensions entre la Russie et l’Otan semblent exacerbées sur la question de l’Asie centrale.
En effet, la diplomatie russe ne décolère pas, affirmant que l’Otan a ignoré ses offres de coopération autour de cette région stratégique, et persiste à faire cavalier seul, notamment sur la question de l’Afghanistan.
Cause centrale des frictions : le refus de l’OTAN de prendre en considération l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire mise en place par la Russie et comprenant la Biélorussie, l’Arménie et quatre républiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan), tous anciens membres de l’Union soviétique.
Par peur d’être concurrencée par cette nouvelle organisation dont elle redoute le succès, l’OTAN refuse de reconnaître l’OTSC comme son « Alter ego oriental » et repousse régulièrement les offres de collaboration sur des dossiers sensibles comme celui de la drogue en provenance d’Afghanistan.
La Russie, pays qui déplore plus de 30.000 morts par an en raison de ce fléau, est en effet le premier consommateur mondial d’héroïne afghane.
Moscou a donc récemment pressé Washington de détruire les plantations de pavot à opium, ce qui a été perçu comme une « ingérence » dans la stratégie américaine en Afghanistan.
Un appel resté donc sans réponse, les intérêts de la Russie et de sa population ne faisant nullement partie des préoccupations américaines dans ce dossier.