Russie
La pauvreté, problème majeur de la Russie
L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population dans 100 localités dans la totalité des districts fédéraux.
"Quand on voit l'opulence et l'effervescence régnant à Moscou, on a du mal à croire que dans le reste de la Russie plus de la moitié de la population vit dans des conditions miséreuses. Ces gens veulent manger et s'habiller pour ne pas avoir froid", dit le directeur général de ROMIR, Andreï Milekhine.
Ce n'est pas que les gens ne veulent pas être riches et connaître la réussite, comme le leur reprochent souvent les intellectuels. Les personnes auxquelles pour être heureuses il manque la richesse et qui sont prêtes pour l'avoir à "se tuer à la tâche" sont plus nombreuses en Russie (18%) que dans le reste du monde (15%). Seulement beaucoup de gens baissent les bras devant l'écart de 1 à 14 entre les revenus des couches les plus déshéritées et ceux des Russes les plus opulents.
Parmi les autres problèmes préoccupant tout particulièrement les Russes on trouve l'alcoolisme, la toxicomanie et le terrorisme. La plupart des experts estiment qu'ils ont aussi pour origine la pauvreté, le quotidien sans issue et l'impossibilité, par conséquent, de régler ses propres problèmes. Cela étant, contrairement à ce que l'on observe dans les autres pays, la pauvreté russe contemporaine n'est pratiquement pas liée au chômage, ce phénomène ne préoccupe qu'un Russe sur cent.
Trouver un travail n'est pas difficile, le problème c'est que le montant de la rémunération n'assure pas un niveau de vie décent. "D'ailleurs, la qualité du travail fourni correspond au salaire perçu", dit Andreï Milekhine. C'est pourquoi dans ces conditions il serait vain de miser sur une amélioration de la compétitivité du pays et un doublement du PIB.

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