Russie
Arrestation à Moscou du vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak
"Selon nos informations, le vice-ministre Sergueï Stortchak a été arrêté. L'arrestation pourrait être liée à une enquête concernant des personnes sans relation avec le ministère et s'est déroulée hors de l'enceinte de celui-ci", a fait savoir le service de presse du ministère russe des Finances.
"Aucun document relatif à cette arrestation en nous est parvenu", a poursuivi la même source, avant d'indiquer que le ministère des Finances souhaitait que l'enquête soit la plus objective possible.
Une source policière a annoncé à RIA Novosti que "l'arrestation s'était déroulée dans le cadre d'une enquête concernant M. Stortchak lui-même", sans préciser ce qui était reproché au vice-ministre en raison du secret de l'instruction.
Selon des informations parvenues à RIA Novosti, M. Stortchak aurait été arrêté jeudi.
M. Stortchak devait assister aux côtés du ministre des Finances et vice-premier ministre russe Alexeï Koudrine à une réunion des responsables des finances des 20 premières économies mondiales à Kleinmond en Afrique du Sud.
La législation russe autorise la détention en garde vue d'un suspect pendant 48 heures. Un mandat d'arrestation ou une défense de quitter la ville devront donc être présentés à M. Stortchak samedi par les organes d'enquête, également chargés de formuler les chefs d'accusation à son encontre. Dans le cas contraire, ils devront ordonner sa libération.
M. Stortchak a occupé de septembre 2004 à octobre 2005 le poste de directeur du département des relations financières internationales, de la dette publique et des actifs financiers publics du ministère des Finances. Il est depuis novembre 2005 vice-ministre des Finances.
En décembre 2004, Denis Mikhaïlov, un assistant de M. Stortchak, avait été arrêté. M. Mikhaïlov avait transmis à des entrepreneurs des documents du ministère contenant des renseignements confidentiels en échange d'une automobile d'une valeur de 87.000 euros. Il avait été condamné à neuf ans de détention, qui avaient été par la suite commués en une peine de cinq ans.

Ajouter à mon blog
Afin d'insérer un lien vers cet article, veuillez copier le code suivant dans votre blog
Code publication:
Prévisualisation:


Twitter
Viadeo






