
Bien que le besoin d'une modernisation ait été formulé par l'élite politique, le succès du projet dépend de la coopération entre le pouvoir et la société, a estimé le conseiller du Kremlin Arkadi Dvorkovitch dans un article publié dans le quotidien d'affaires Vedomosti.
"Pour la première fois depuis longtemps, on réalise une tentative sérieuse d'évoquer le thème de renouveau technologique dans l'économie non en multipliant les incantations et déclarations mais de manière pragmatique, en élaborant aussi bien un plan d'actions prioritaires qu'en jetant les bases d'une politique à long terme", écrit M.Dvorkovich dans un article intitulé "Modernisation: élite plus société".
Le conseiller du Kremlin propose dans cet ordre d'idées de se pencher sur le développement de l'innovation dans le cadre du Forum économique de Krasnoïarsk (Sibérie) les 12 et 13 février.
L'expert fait ressortir deux composantes de la modernisation russe, à savoir l'innovation technologique à l'intérieur du pays et "les importations efficaces de technologies pour le secteur réel de l'économie".
Toutefois, ces importations doivent laisser graduellement la place à la production nationale, a poursuivi M.Dvorkovitch. La Russie, selon lui, doit devenir "un débouché pour les technologies", mais aussi "un fournisseur notable de hautes technologies" sur le marché global.
"Le projet de percée technologique, c'est l'objectif politique le plus important de la direction en place", a-t-il estimé.
L'Etat, a poursuivi le conseiller du Kremlin, a défini on ne peut plus clairement ses priorités dans ce projet: efficacité énergétique et nouvelles énergies, technologies médicale et pharmaceutique, énergie nucléaire, technologies de l'information, l'espace et les télécoms.
"Une attention accrue sera accordée précisément à ces secteurs (...). Nous menons à bien ces projets", a écrit M.Dvorkovitch.