Espace: Washington, Tokyo et Moscou reviennent à l'idée d'une centrale électrique orbitale (RBC Daily)

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MOSCOU, 26 octobre - RIA Novosti. En collaboration avec la NASA, le secrétariat américain à la Défense a repris les travaux de conception d'une centrale solaire spatiale. Il s'agit d'un ensemble de batteries solaires, de plusieurs kilomètres de diamètre, qui transformeront la lumière en micro-ondes à transmettre sur Terre.

Les premiers projets de ce type datent d'il y a trente ans, et ils se trouvent aujourd'hui à nouveau au centre de l'intérêt. Selon Neville Marzwell, chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, quand le baril de pétrole coûtera plus de 150 dollars, de tels projets seront rentables.

Le Japon mène également des recherches dans ce domaine. En Russie, ce sont le centre de recherches Mstislav Keldych, le constructeur spatial RKK Energia et l'Institut central de constructions mécaniques (Tsniimash) qui s'en occupent.

Selon les prévisions les plus optimistes, les premiers prototypes de centrales pourraient être envoyés dans l'espace d'ici cinq à sept ans. Vers 2050, on trouvera en orbite plusieurs centrales solaires entièrement déployées. Une centrale solaire spatiale doit se positionner en orbite géostationnaire, fixée à 36.000-40.000 km d'altitude au-dessus d'un point défini du globe.

"En principe, l'assemblage d'une telle construction dans l'espace ne devrait pas poser de grand problème, explique le responsable de RKK Energia Anatoli Khabarov. La question essentielle est de savoir comment transmettre l'énergie sur Terre."

Il existe deux moyens de transmission de l'énergie sans fil: par laser et par micro-ondes. Le deuxième est le mieux connu. Mais les difficultés résident dans l'orientation du flux d'énergie. "Imaginez qu'une centrale gigantesque perde son orientation et que le rayon tombe au-delà du récepteur, raconte le responsable du Tsniimash Anatoli Kiriouchkine. Si un flux énergétique traverse des immeubles d'habitation ou des entreprises industrielles, il brûlera tous les équipements électroniques, mettra hors service tous les transports, alors que les gens risquent de recevoir de graves brûlures. En outre, il faudra fermer de vastes zones du ciel à la navigation aérienne."

Les spécialistes citent encore un défaut des centrales solaires spatiales. L'orbite géostationnaire est utilisée pour les satellites de navigation et pour les applications commerciales. L'installation de géants industriels atteignant plusieurs kilomètres de diamètre augmentera sensiblement le danger de collision.

Sur le plan militaire aussi, les centrales solaires spatiales suscitent des doutes, car une centrale civile peut à tout moment devenir un canon puissant capable de mettre hors service toute l'électronique sur tel ou tel site ennemi. "Au lieu d'une énergie civile et écologique, un nouveau foyer de tension militaire risque d'apparaître dans l'espace", résume M. Kiriouchkine.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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