USD11/0229.8923+0.2128
EUR11/0239.6282+0.1515
RTS10/021605.12+0.12%
MICEX13/091501.99+0.59%
RIA Novosti

Zoom sur la presse russe

Revue de la presse russe du 29 juillet 2010

Revue de la presse russe
13:37 29/07/2010

Vedomosti
Des missiles S-300 pour Bakou

L’Azerbaïdjan a établi un record parmi les pays de l’ex-URSS pour l’achat d’armement étranger : la Russie lui fournira les systèmes lance-missiles antiaériens S-300 PMU-2 « Favorit ».

L’année dernière, le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a signé un contrat avec Rosoboronexport (l'agence russe d'exportation d'armes) pour la livraison de deux divisions des systèmes lance-missiles antiaériens S-300 PMU-2 « Favorit », ont déclaré le cadre supérieur d’une entreprise de l’industrie militaire et celui d’une usine militaire qui produit les composantes de ce système. Selon ce dernier, le contrat est déjà en cours d’exécution et pourrait être rempli dans un an ou deux. Le porte-parole de Rosoboronexport s’est refusé à tout commentaire et Azer Kassymov, le porte-parole du président de l’Azerbaïdjan, a déclaré ne pas disposer d’une telle information, écrit jeudi le quotidien Vedomosti.

De tels missiles sol-air sont vendus à l’Algérie et à la Chine, un contrat de livraison en Iran a été signé mais n’a pas été honoré, la Russie ayant suspendu en avril 2009 ses livraisons et le Conseil de sécurité de l’ONU ayant imposé en juin 2010 des sanctions contre l’Iran qui ont été interprétées par la Russie comme une interdiction de fournir des S-300.

À l’époque soviétique, le système de défense antiaérienne de Bakou était l’un des plus puissants, après ceux de Moscou et de Leningrad, explique un officier du ministère de la Défense. Dans les années 90, il était devenu obsolète et l’envie de l’Azerbaïdjan de le renouveler est assez compréhensible. Selon l’officier, il est peu probable que la livraison des systèmes lance-missiles antiaériens change l’équilibre dans les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan : aucun de ces pays n’a en sa possession des avions de combat modernes, des missiles balistiques ou de croisière, contre lesquels le S-300 PMU-2 est prévu. Il est probable que Bakou veuille plutôt se protéger contre les imprévus en cas de détérioration de la situation à l’égard de l’Iran, estime l’expert.

L’achat par l’Azerbaïdjan de deux divisions de S-300 PMU-2 pour un coût d’au moins 300 millions de dollars est le plus important achat d’un nouvel armement parmi toutes les républiques postsoviétiques hors Russie de toute leur histoire. Le S-300 des premières versions a été livré de l’armée russe en Biélorussie et au Kazakhstan, mais le coût de ces transactions était bien moins important.

À l’aide de pétrodollars, l’Azerbaïdjan modernise activement son armée en achetant de l’armement en Ukraine, en Biélorussie, en Israël et en Afrique du Sud, explique Rouslan Poukhov, le directeur du centre d’analyse stratégique et technologique. Des chasseurs MiG-29 et des véhicules blindés ont été achetés en Ukraine, les missiles antichar Spike, des drones et d’autres armes en Israël, des hélicoptères de combat Mi-24 modernisés en Afrique du Sud. Si Moscou n’avait pas livré à Bakou les systèmes modernes de défense antiaérienne, l’Afrique du Sud et Israël s’en seraient chargés, constatent les experts, et pour cette raison cette transaction est tout à fait correcte du point de vue des intérêts de la Russie.

 
Kommersant

Un budget incompressible

Aujourd'hui, le gouvernement russe a l'intention d'approuver les paramètres principaux du projet de budget fédéral pour 2011. Le souhait de Vladimir Poutine de maintenir le niveau important des engagements sociaux n'a pas permis au ministère des Finances de réduire les dépenses. Au final, par rapport à 2010, elles augmenteront de 200 millions de roubles. Hier, la commission gouvernementale chargée des projets budgétaires a reporté jusqu'en 2013, dans le meilleur des cas, la vente de 24% des actions de Rosneft, d'actions gouvernementales des voies ferrées russes et de l'agence de prêts hypothécaires immobiliers (AIJK), en conservant toutefois l'intention d'obtenir près de 1 000 milliards de roubles de la privatisation jusqu’en 2013. Le dilemme principal du budget dans les trois années à venir se dessine déjà à l'horizon : soit l'accroissement des emprunts de l'Etat, soit la vente de biens gouvernementaux.

Hier, Vladimir Poutine a annoncé les paramètres principaux du budget pour 2011 lors de la réunion de la commission gouvernementale chargée des projets budgétaires, écrit jeudi 29 juillet le quotidien Kommersant. L'année prochaine les recettes s'élèveront à 8 600 milliards de roubles contre 10 400 milliards de dépenses. Le déficit budgétaire atteindra 1 800 milliards ou 3,6% du PIB. Il sera couvert à hauteur de 1 400 milliards de roubles par des emprunts, de 245 milliards de roubles par les fonds de réserve, de 5 milliards par le fonds d'aisance nationale. Rappelons les indicateurs récemment mis à jour du budget actuel pour 2010 (le 22 juillet, le président a signé la loi correspondante mais elle n'est pas encore en vigueur) : 7 800 milliards de roubles de recettes contre 10 200 milliards de dépenses.

Ainsi, pour 2011, en comparaison avec l'année en cours, les recettes des caisses de l'État augmenteront de 800 milliards de roubles, tandis que les dépenses augmenteront de 200 milliards. Toutefois, comme l'a fait remarquer le vice-premier ministre Alexeï Koudrine après la réunion de la commission, l'augmentation des recettes porte un caractère formel : leur pourcentage du PIB demeurera au niveau actuel en 2011 et se réduira en 2012 et en 2013. La Maison blanche (le gouvernement russe) a toutefois l'intention de maintenir les dépenses au niveau actuel, « suffisamment élevé » selon le vice-premier ministre.

Hier, simultanément avec l'approbation des macro-paramètres, la commission a approuvé les résultats de recherche des recettes supplémentaires dont les ministères était chargés durant les derniers mois. En 2011, 300 milliards de roubles (1 000 milliards en trois ans) seront obtenus grâce à l'augmentation des impôts et des taxes douanières sur la matière première (pétrole, gaz, métaux), ainsi que des accises sur l'essence et le tabac. En 2011, l'Etat voudrait obtenir encore près de 300 milliards de roubles grâce à la privatisation. 11 paquets gouvernementaux d'actions de 11 grandes entreprises et banques seront mis en vente.

Quant aux dépenses, les priorités demeurent, a déclaré hier Vladimir Poutine, à savoir les engagements sociaux auprès de la population. En 2011, les retraites augmenteront de 9%, les soldes du personnel militaire et policier de 6,5%, le salaire dans le secteur public et les bourses d'étudiants d'une valeur encore inconnue. 375 milliards de roubles seront alloués au secteur de la santé, ce qui représente une hausse de 10% par rapport à 2010. Le premier ministre a annoncé une augmentation de fonds de soutien gouvernemental au secteur agricole.
 
GZT.ru
Les Russes soutiennent la prohibition

La majorité des Russes approuve l’interdiction de la vente nocturne d’alcool en Russie, affirment les sociologues. Cette mesure, estime la population, renforce la sécurité en réduisant le nombre de crimes commis sous l’effet de l’alcool.

La majorité des Russes (74%) se prononce en faveur de l’interdiction complète de vente d’alcool en Russie entre 23 heures et 8 heures. Seuls 21% des personnes interrogées s’opposent à cette initiative, écrit jeudi 29 juillet GZT.ru.

La majorité des Russes reconnaît toutefois consommer, d’une façon ou d’une autre, des boissons alcoolisées y compris la bière. Seuls 28% des Russes s’abstiennent entièrement d’alcool, selon une enquête menée par le Centre Levada. Le sondage mené à l’échelle nationale montre en même temps que 42% des personnes sondées consomment de l’alcool à peu près une fois par mois ou plus rarement. 14% le font de deux à quatre fois par mois, 9% une fois par semaine, 6% plusieurs fois par semaine. Le groupe des abstinents est principalement composé de retraités, d’étudiants, de femmes au foyer et de femmes en général, de Russes âgés de plus de 55 ans, de personnes n’ayant pas terminé leurs études secondaires, de Moscovites et d’habitants des localités rurales.

L’attitude positive envers l’interdiction de vendre l’alcool après 23 heures est prédominante dans tous les groupes sociaux en Russie. Il est à noter que ceux qui boivent beaucoup et souvent se montrent aussi majoritairement favorable envers cette interdiction, mais les proportions ne sont pas les mêmes au sein de ce groupe. Ainsi les sobres se prononcent pour l’interdiction à 84% avec 9% seulement d’opposants. Parmi ceux qui boivent beaucoup, 58% sont en faveur de l’interdiction, 26% s’y opposent.

Certaines personnes sondées donnent des explications rationnelles de leur soutien à l’interdiction en la qualifiant de gage de sécurité et de stabilité sociale renforcées. Selon les experts, la majorité de la population serait, par ailleurs, favorable à l’interdiction car elle émane du gouvernement. Les interdictions constituant une des fonctions des autorités, nombreux sont ceux à les accepter.

Conformément à l’annonce préalable, depuis le 2 mai la Région de Moscou a entériné l’interdiction de vendre les boissons alcoolisées de plus de 15% d’alcool entre 21 heures et 11 heures partout, sauf dans les entreprises de restauration et les magasins hors taxes des aéroports. La mise en pratique d’un système similaire est également prévue dans certaines autres régions russes.

Mikhaïl Blinov, président du Conseil de la Douma (la chambre basse du parlement russe) pour la réglementation publique de l’alcool, est l’un des instigateurs de la loi fédérale sur l’interdiction de la vente nocturne d’alcool. Il partage le point de vue selon lequel la loi vise le renforcement de la sécurité. Le plus grand avantage de cette mesure est la diminution du nombre de bagarres initiées par des personnes en état d’ébriété et la baisse du niveau d’éthylisme en général ce qui est démontré par l’expérience soviétique se rapportant aux périodes où la vente des boissons alcoolisées était soumise à des restrictions.

Vzgliad
L’Union Européenne s’oppose au gazoduc South Stream

Günther H. Öttinger, le commissaire européen à l'énergie, a déclaré que la modernisation du système ukrainien de transport du gaz serait un meilleur projet commercial que la construction du South Stream russe. Selon le commissaire, « le transit par l’Ukraine constitue l’itinéraire le plus rentable et le plus fiable ».

Günther H. Öttinger a fait cette déclaration mercredi dernier à Kiev, lors de son entretien avec Nikolaï Azarov, le premier ministre ukrainien, écrit jeudi 29 juillet le quotidien Vzgliad. Il a fait remarquer que le gaz jouerait inévitablement un rôle majeur dans le bilan énergétique de l’Europe dans les 40 ans à venir. A son tour, le premier ministre ukrainien a informé Günther Öttinger que l’Ukraine êtait intéressée par des volumes garantis de gaz transitant par son territoire, ces volumes étant confirmés aussi bien par l’Union Européenne que par la Russie.

Günther Öttinger a fait savoir dans sa réponse que le sommet tripartite Ukraine-Russie-UE pourrait élaircir la possibilité d’utiliser les gazoducs du sud de l’Ukraine en tant qu’alternative à South Stream.

Rappelons que l’Union Européenne et l’Ukraine s’évertuent par tous les moyens de dissuader la Russie de construire le gazoduc South Stream. Ainsi, le 2 mai dernier, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a proposé à la Russie et à l’Union Européenne de construire un gazoduc supplémentaire sur le territoire ukrainien afin d’augmenter le transit du gaz russe à destination des pays européens.

L’Ukraine serait, en effet, extrêmement désavantagée par South Stream car ce dernier pourrait entraîner une baisse substantielle du transit de gaz russe par le territoire ukrainien, l’Ukraine assurant actuellement 80% du transit de ce gaz à destination de l’Europe. Bruxelles, quant à elle, cherche à promouvoir la construction du gazoduc Nabucco, un concurrent de South Stream destiné à réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis des livraisons de gaz russe qui couvrent un quart de la consommation de l’Union Européenne, ce rapport allant jusqu’à 37% en Allemagne.

Il est toutefois peu probable, notent les experts, que l’Ukraine puisse présenter une alternative valable à South Stream. Premièrement, cela est dû aux tarifs opaques du transit du gaz. Deuxièmement, personne n’a encore oublié les anciens litiges commerciaux entre la Russie et l’Ukraine concernant le transit du gaz par le territoire ukrainien, ces litiges ayant mis à mal les consommateurs européens.

La Russie, particulièrement intéressée par South Stream, continuera à exercer son lobbying, d’autant plus que, selon les experts, les accords de ces derniers mois démontrent un intérêt actif des sociétés occidentales envers la construction du gazoduc.

Par ailleurs, le projet ukrainien n’a toujours pas dépassé le stade de concertations techniques alors que le début de la construction de South Stream est prévue pour novembre 2010.
 
Fondation de culture stratégique
Et si Moscou pouvait arrêter la guerre contre l’Iran ?

Les démarches hostiles de Washington et de Bruxelles à l’égard de Téhéran suscitent une inquiétude sérieuse de la part de Moscou, écrit jeudi le site de la Fondation de culture stratégique.

Ces initiatives non seulement ruinent nos efforts conjoints de recherche d’un règlement diplomatique et politique du dossier nucléaire iranien, mais elles font aussi preuve d’un certain dédain envers les clauses des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko.

Le 26 juillet, les ministres des Affaires étrangères se sont accordés sur un gel des investissements européens dans le secteur pétrolier et gazier de l’Iran et sur une interdiction de transfert d’équipements et de technologies dans ce secteur. Qui plus est, un nouveau bloc de sanctions devrait empêcher les exportations de production susceptible d’être utilisée par l’Iran à des fins militaires.

Des résolutions unilatérales adoptées à l’initiative des États-unis et de l’UE sous couvert de l’ONU, ainsi que d’autres moyens de pression politique et diplomatique sur Téhéran pourraient engendrer au Moyen Orient un conflit militaire de grande échelle avec l’Iran pour centre. Des scénarios appropriés que publient des médias très différents, semblent tout à fait vraisemblables. Certains experts estiment qu’un bombardement de sites iraniens pourrait avoir lieu d’ici fin 2010. Radio Svoboda (Radio Liberté) annonce que le commandement central de l’armée américaine, chargé des opérations au Moyen Orient, serait en train de préparer des plans de frappes aériennes ponctuelles.

D’ailleurs, les relations russo-iraniennes se sont considérablement détériorées suite au soutien de Moscou à la résolution n° 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU et la suspension du contrat de livraison vers l’Iran de systèmes de missiles sol-air S-300. Auparavant, nombre de compagnies russes, y compris Lukoil, avaient soit renoncé à des projets énergétiques prometteurs en Iran, soit pris des précautions nécessaires. La dernière visite à Téhéran du ministre russe de l’Energie Sergueï Chmatko s’est pourtant traduite par une prétendue « feuille de route » pour la coopération russo-iranienne dans le domaine de l’énergie. Selon M. Chmatko, il n’existe pratiquement aucun obstacle à la coopération énergétique avec l’Iran.

Aujourd’hui, les partenaires européens de Moscou adoptent la position de Washington, ce qui réduit encore la marge de manœuvre de la diplomatie russe. Or, personne ne sait si la Russie prêtera son assistance à une agression éventuelle contre l’Iran menée selon le scénario afghan, en créant notamment des corridors aériens « civils » et « militaires ». L’aggravation des tentions entre Téhéran et Moscou étant tout à fait évidente, la Russie pourrait toutefois jouer un rôle positif et empêcher le développement de la situation selon le scénario le plus désastreux, ce qui nécessite une révision positive du contrat de livraison vers l’Iran d’armes défensives de Russie signé il y a deux ans.



Ces textes tirés de la presse russe n`engage pas la responsabilité de RIA Novosti

  • Add to blog
  • Send to friend
  • Share

Ajouter à mon blog

Afin d'insérer un lien vers cet article, veuillez copier le code suivant dans votre blog

Code publication:

Prévisualisation:

RIA NovostiRevue de la presse russeRevue de la presse russe du 29 juillet 2010

13:37 29/07/2010 Des missiles S-300 pour Bakou/Un budget incompressible/Les Russes soutiennent la prohibition/L’Union Européenne s’oppose au gazoduc South Stream/Et si Moscou pouvait arrêter la guerre contre l’Iran ?>>

Envoyer à un ami

Champs à renseigner obligatoirement!

Partager

 FacebookTwitter TwitterWikio WikioViadeo Viadeo

Рейтинг@Mail.ruRambler's Top100
© 2012 RIA Novosti