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RIA Novosti

Revue de la presse russe

Revue de la presse russe du 30 juillet 2010

Revue de la presse russe
Revue de la presse russe
13:32 30/07/2010
© flickr.com/ by pedrosimoes7

Sur le même sujet

Nezavissimaïa gazeta
Le gouvernement plus impliqué dans l’économie

L’État est décidé à participer plus activement l’année prochaine au redressement de l’économie nationale après la crise. Le projet du budget 2011 prévoit dans l’ensemble une augmentation de 15,3% des investissements gouvernementaux, jusqu’à 1 364 milliards de roubles. L’espoir des autorités repose principalement sur les programmes fédéraux spéciaux dont le financement devrait augmenter de 19,2%. Les experts indépendants avertissent que l’accroissement des dépenses de l’État est susceptible d’engendrer une hausse de l’inflation.

Hier, lors de la réunion du gouvernement, a été étudié et approuvé, en gros, le projet du budget pour 2011 et à moyen terme, y compris les dépenses destinées à la réalisation des programmes fédéraux spéciaux. À l’ouverture de la séance, le premier ministre Vladimir Poutine a attiré l’attention sur le fait que les investissements gouvernementaux sont vitaux pour le rétablissement de l’activité économique après la crise, écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Vladimir Poutine a rappelé le bilan du deuxième trimestre. Le PIB russe a augmenté de 5,4% en trois mois, tandis que l’inflation a atteint son niveau historique le plus bas : moins de 6% à l’année. « Les programmes fédéraux spéciaux sont destinés au renforcement des tendances positives actuelles, et surtout à la stimulation des changements positifs au sein de la structure économique », a souligné Vladimir Poutine. Selon lui, le projet du budget 2011 prévoit un accroissement important des dépenses d’investissement, jusqu’à 1 364 milliards de roubles (15,3%). Le financement des programmes fédéraux spéciaux devrait augmenter de 19,2%, jusqu’à 981 milliards de roubles. Le gouvernement estime possible de poursuivre les programmes en cours, ainsi que l’ouverture de nouveaux. Le choix a été fait en faveur des secteurs où les difficultés persistent et la participation de l’Etat est nécessaire pour la réalisation des projets, destinés à déterminer les perspectives des secteurs entiers de l’industrie et de la sphère sociale.

Parmi les nouveaux programmes fédéraux spéciaux qui devraient commencer l’an prochain, il y a la construction du cosmodrome Vostotchny (Oriental), le soutien de l’industrie pharmaceutique, le développement du tourisme intérieur et du tourisme en provenance de l’étranger ainsi que l’introduction des mécanismes de la société d’information. Des investissements gouvernementaux sont également prévus pour soutenir la construction nationale de machines-outils et la conception des moteurs diesel de nouvelle génération.

À partir de 2011, il est proposé de mettre en œuvre 63 programmes, tandis qu’en 2010, 53 programmes fédéraux spéciaux auront été réalisés. Pourtant le financement de ces programmes sera en baisse dans le futur. Ainsi, en 2012, le budget allouera 806,6 milliards de roubles aux programmes fédéraux spéciaux, et 750,1 milliards de roubles en 2013.

Ainsi, dans une perspective à moyen terme, l’État demeurera l’investisseur principal dans l’économie russe, ce qui, de l’avis des experts indépendants, pourrait avoir une influence néfaste sur le rythme de l’accroissement de l’inflation. La lente augmentation des prix, observée cette année, est principalement due à la crise qui a provoqué la baisse de la demande. En revanche la sortie de l’économie sur un axe de croissance stable, soutenue par des injections budgétaires importantes, pourrait engendrer un taux d’inflation à deux chiffres.

Rossiiskaïa gazeta
Attentat dans une église

Un crime, effrayant de cynisme, a eu lieu hier à Zaporojie (ville du sud-est de l'Ukraine). Lors de la journée de célébration du Baptême de la Russie, la dernière de la visite pastorale du patriarche de Moscou et de toute la Russie Kirill en Ukraine, des criminels inconnus ont fait exploser une bombe dans une église de la ville.

L'explosion a retenti dans l'après-midi, aux environs de seize heures, dans la cathédrale de l’Intercession de la Vierge de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine du patriarcat de Moscou. L'attentat a fait une victime en la personne d'une religieuse âgée de 74 ans, elle est décédée à l'hôpital à la suite de ses brûlures et blessures. Huit autres personnes ont été légèrement blessées, selon les diagnostics des médecins. Cinq personnes en état de choc, souffrant également de blessures et de contusions, ont été immédiatement hospitalisées. Après l'explosion, des centaines de personnes, d'habitants locaux et de paroissiens, dont beaucoup pleuraient, se sont rassemblés autour de la zone interdite, écrit vendredi le quotidien Rossiiskaïa gazeta.

Selon les déclarations du clergé de l'église, un paquet de petite taille abandonné près de l'entrée et auquel personne ne prêtait attention aurait explosé. Immédiatement après l'explosion, Boris Petrov, gouverneur de la région, ainsi que le maire de Zaporojie et les chefs des services secrets régionaux se sont rendus sur les lieux de l'explosion. Selon la première version, annoncée par le gouverneur de la région, une bombe d'une puissance équivalente à environ 500 grammes de TNT a explosé. Selon toute évidence, l'explosif était de fabrication artisanale. Suite aux faits, une enquête criminelle a été ouverte pour assassinat prémédité. Les hommes politiques, y compris le président Viktor Ianoukovitch, actuellement en congés, et qui est fidèle de l'église orthodoxe d'Ukraine du Patriarcat de Moscou, s'abstiennent jusqu'à l'heure actuelle de tout commentaire. Les concurrents principaux du patriarcat de Moscou en Ukraine, le patriarcat schismatique de Kiev, les autocéphales (autorités orthodoxes, non soumises à l'obéissance envers les patriarches) etc., gardent également le silence.

« Il serait facile de jeter la faute pour ce crime effrayant sur les ennemis systématiques de l'orthodoxie ukrainienne, à savoir les ultranationalistes du parti Liberté, les autocéphales, le patriarcat de Kiev et leurs semblables ; mais il faut comprendre que l'église n'est pas une institution politique, dont on exige une réaction rapide. Pour cette raison, il ne faut pas s'attendre à des commentaires immédiats du métropolite Vladimir, le chef de l'église orthodoxe d'Ukraine »", a expliqué Vassili Anissimov, le porte-parole de l'église orthodoxe d'Ukraine du patriarcat de Moscou.

Notons que la cathédrale de l’Intercession de la vierge n'est pas une église ordinaire. Elle est située dans un local rappelant plutôt une ancienne halle. Pour cette raison, compte tenu de l'emplacement de la cathédrale, au milieu du marché, il n'est pas exclu que l'attentat ait un caractère purement « commercial ». « Même si c'était le cas, on pourrait difficilement parler de réduction de peine pour les organisateurs de l'attentat coupables non seulement devant le Code pénal mais devant les gens et Dieu », suppose Vassili Anissimov.

RBC-daily
Rosnano investira 300 millions de dollars dans les médicaments de demain


Anatoli Tchoubaïs, chef de Rosnano (l’entreprise publique russe spécialisée dans les nanotechnologies) a décidé d’acquérir, avec les moyens financiers de son entreprise, des molécules qui serviraient de base à de nouveaux médicaments. Ce projet a déjà été approuvé par le Conseil de surveillance de Rosnano et l’entreprise publique russe investira dans ce projet près de 300 millions de dollars par le biais de sa filiale Rusnano Capital. Le partenaire de cette dernière, la société d’investissement britannique Celtic Pharma, investira à peu près la même somme.

La source de RBC daily au sein de Rosnano a affirmé que le Conseil de surveillance de Rosnano avait décidé, lors de sa dernière réunion, d’allouer à Rusnano Capital, la filiale suisse de Rosnano, 250-300 millions de dollars pour acquérir ou créer des médicaments expérimentaux. Il est prévu de faire l’acquisition de molécules prometteuses qui serviraient de base aux futurs médicaments. Rosnano aura pour partenaire Celtic Pharma, une société d’investissement britannique, qui mobilisera encore 250-300 millions de dollars dans le cadre de ce projet. Le fonds total s’évévera de ce fait à 600 millions de dollars, écrit vendredi 30 juillet RBC daily.

Le site de Celtic Pharma indique que la société fondée dans les Bermudes dispose de bureaux à Londres et à New York. Actuellement, son portefeuille est riche de 8 nouveaux médicaments dont la conception est presqu’achevée. Parmi eux, le vaccin immunothérapeutique TA-CD qui guèrit de l’accoutumance à la cocaïne. Le site de la société britannique indique que les anticorps du médicament sont sensés entrer en contact avec les molécules de la cocaïne dans le sang du patient et de ce fait les molécules deviennent bien trop grandes pour pouvoir atteindre le cerveau du toxicomane et lui procurer le plaisir escompté. Un autre vaccin mis au point avec le financement assuré par Celtin Pharma doit combattre l’accoutumance à la nicotine.

L’apport de Rosnano dans le fonds de Rusnano Capital s’élève actuellement à près de 500 millions de dollars. Le projet pharmaceutique occidental de l’entreprise publique russe absorbera donc la moitié, voire un peu plus, de cette somme. D’ailleurs, ce n’est pas le premier projet de Rosnano dans le domaine pharmaceutique. Toutefois, tout récemment encore, Rosnano ne coopérait qu’avec des instituts et des entreprises de recherche et de production russes dans ce domaine.

Dans le futur, dans 5 ou 7 ans, les essais cliniques des médicaments seront terminés et leur production industrielle sera autorisée. Rosnano pourra alors vendre les droits de leur fabrication et obtenir un bon bénéfice.

Selon Irina Rapoport, directrice générale de Rusnano Capital, un travail s’effectue actuellement en vue de la signature d’un contrat entre le fonds Rosnano et Celtic Pharma. « J’espère que nous pourrons procéder à un travail commun avant la fin de l’année en constituant un fonds à hauteur de 600 millions de dollars, a précisé Irina Rapoport. Nous envisageons d’acquérir aussi bien les molécules de Celtic Pharma que les médicaments expérimentaux d’autres sociétés occidentales afin d’organiser la production de ces produits pharmaceutiques sur le territoire russe ». Selon Irina Rapoport, à l’avenir, ces médicaments pourront être commercialisés dans le monde entier.
 
GZT.ru
Les États-Unis reprochent à la Russie de violer l’ancien traité START

Le Département d’État américain a publié un rapport reprochant à la Russie le non-respect des clauses de l’ancien traité START qui a expiré en décembre dernier. La publication du rapport a provoqué une réaction douloureuse de la part des autorités russes qui s’est concrétisée par leur propre déclaration dans laquelle, paraît-il, la Russie a partiellement levé le voile sur la partie secrète du rapport du Département d’État américain. Apparemment, le Kremlin ne s’était attendu qu’à des signaux réconfortants de la part du Département d’État.

La déclaration officielle du ministère russe des Affaires étrangères a vu le jour avec une rapidité surprenante, le lendemain de la publication du rapport américain, écrit vendredi 30 juillet GZT.ru. « Sans aucune preuve à l’appui, la Russie a été rangée parmi les « violeurs des traités sur la non-prolifération », lit-on dans la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères publiée le 29 juillet.

Le rapport du Département d’État américain, publié la veille, était consacré aux traités sur la limitation, le contrôle et la non-prolifération de différents types d’armes signés par Washington avec d’autres pays. Les auteurs du rapport ont cherché à définir le degré d’honnêteté des parties envers le respect de leurs engagements.

Le rapport stipule que les États-Unis se posent toujours des questions sur le respect du traité START par la Russie. Selon les média américains, il existerait une partie secrète du rapport qui énumérerait ces questions d’une manière plus précise.

La déclaration du ministère russe des Affaires étrangères lève le voile sur cette partie secrète du rapport. « Les États-Unis prétendent avoir des questions demeurées sans réponses au sujet, notamment, de l’inspection des missiles balistiques intercontinentaux MBR RS-24, lit-on dans la déclaration russe. Il s’agit là du missile RS-24 « Yars » qui passe actuellement les tests d’État pour remplacer, comme prévu, les missiles du type Topol ».

Le rapport remet en question l’aptitude de la Russie à respecter ses engagements contractés dans le cadre du traité START ce qui pourrait représenter un argument sérieux contre la ratification du nouveau traité signé entre les États-Unis et la Russie. Certains républicains, membres du Congrès américain, estiment que le nouveau traité START ne devrait pas être ratifié afin de ne pas entraver les États-Unis alors qu’il offre à la Russie des moyens supplémentaires pour développer ses arsenaux nucléaires.

Evguenia Voïko, expert en politique extérieure au Centre de conjoncture politique de Russie, estime que c’est exprès que les États-Unis font traîner la ratification du traité START en longueur. « Le rapport du Département d’État américain confirme l’idée selon laquelle le « redémarrage » russo-américain ne progressera pas à pas de géant. Les États-Unis testent la position russe afin de déterminer la meilleure façon de négocier le désarmement nucléaire dans le futur, affirme Evguenia Voïko. Étant donné que la réduction des arsenaux nucléaires pourrait être perçue par l’Iran comme un affaiblissement des États-Unis, Washington cherche à démontrer qu’il est prêt à abandonner cette idée s’il a l’impression que la sécurité nationale des États-Unis est menacée ».

Vedomosti
Décision de justice contre YouTube en Russie

Un nombre de sites internet, notamment YouTube.com ont été interdits par un tribunal de la ville de Komsomolsk-sur-l’Amour à cause de la publications de documents extrémistes. Qui plus est, une telle pratique pourrait être bientôt une chose universelle, écrit vendredi le quotidien Vedomosti.

Le fait est qu’un certain utilisateur a mis sur YouTube la vidéo « Russia for Russians » qui fait partie de la liste fédérale des documents extrémistes. Les sites lib.rus.ec, www.zhurnal.ru, web.archive.org et thelib.ru ont été également frappés d’interdiction en raison de la publication du livre Mein Kampf d’Adolf Hitler.

C’est le procureur de Komsomolsk-sur-l’Amour qui a porté plainte contre le fournisseur d’accès local Rosnet. La décision de la cour stipule notamment que ces documents extrémistes ont été découverts dans le cadre d’une surveillance prévue par la loi « Sur la lutte contre les activités extrémistes ». Le fournisseur d’accès est donc obligé de bloquer l’accès aux sites qui les avaient publiés.

Alexandre Ermakov, le président de Rosnet, a tenté de prouver que sa société ne pouvait pas remplir les exigences du parquet, n’ayant aucun droit de limiter l’accès des clients aux informations. En fait, le créateur d’un portail web ou son gérant sont les seuls à porter toute la responsabilité du contenu publié. Le tribunal a pourtant satisfait la demande du procureur ayant décidé que Rosnet ne garantissait pas dûment la sécurité des internautes. M. Ermakov a déjà déclaré avoir fait appel de ce jugement.

Le problème est qu’il n’existe tout simplement aucun autre mécanisme pour supprimer d’internet des documents extrémistes, explique un policier. Si un portail est enregistré en Russie, les siloviki (membres des forces de l’ordre) contactent ses propriétaires directement, ajoute l’interlocuteur de Vedomosti. Il est cependant pratiquement impossible d’influer sur le contenu des sites enregistrés par exemple aux États-Unis puisque là-bas, en référence au premier amendement de la Constitution, sont rejetées ces requêtes. En théorie, cependant, l’interdiction de l’accès à certaines ressources pourrait être appliquée partout, souligne-t-il.

Le porte-parole de Google en Russie (YouTube est une filiale de Google inc.) indique qu’il est en fait très facile d’enlever une vidéo extrémiste de YouTube : il faut la marquer d’un fanion spécial et formuler ses griefs dans une lettre d’accompagnement. Ainsi, l’administration a très rapidement supprimé la vidéo du terroriste Dokou Oumarov. Le ministère russe des Communications a donné à comprendre que la décision prise à Komsomolsk-sur-l’Amour dépassait en effet ses compétences et qu’aucun des sites indiqués n’était enregistré en Russie en tant que média, alors que Roskomnadzor (l'autorité de surveillance des médias en Russie) ne pouvait contrôler que des médias officiels, a déclaré la porte-parole du ministre Elena Lachkina.

Ces textes tirés de la presse russe n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti

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