
NEW DELHI, 12 mai - RIA Novosti. L'Inde investira 175 millions de dollars dans la prospection de ses gisements nationaux d'uranium afin de subvenir à la pénurie de combustible à laquelle font face ses centrales nucléaires, a annoncé à Bombay Anil Kakodkar, chef du département Energie nucléaire du gouvernement indien.
Afin de faire face au manque de combustible de ses centrales, l'Inde n'est pas en mesure de s'approvisionner à l'étranger, car elle n'a pas signé le traité de non-prolifération des armes nucléaires, et les réserves nationales sont actuellement insuffisantes.
"Nous envisageons de prospecter au Rajasthan, dans l'Andhra-Pradesh, le Karnataka et le Meghalaya entre autres", a-t-il fait savoir.
En Inde, plusieurs gisements sont à l'heure actuelle exploités dans l'Etat du Jharkhand et des travaux visant à permettre l'exploitation d'un nouveau gisement dans l'Andhra-Pradesh sont en cours.
"Nous investissons des sommes énormes dans la prospection des gisements d'uranium, et si nous faisons une découverte importante, nos problèmes seront résolus", a-t-il indiqué.
New Delhi envisage la signature d'un accord de coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire avec Washington afin de surmonter l'isolement international auquel elle est soumise dans le domaine du commerce des technologies nucléaires, ainsi que de l'uranium.
Par ce document, New Delhi s'engage à assurer la sécurité de ses installations nucléaires. En échange, les Etats-Unis tolèrent l'exception constituée par l'Inde aux règles fixées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le groupe de fournisseurs du nucléaire, qui interdisent la vente d'uranium et de technologies aux pays non-signataires.
Cependant, l'accord n'a pas été signé en raison de l'opposition des alliés communistes et d'autres partis de gauche du gouvernement, qui considérèrent qu'il porte atteinte aux intérêts du pays.
Les communistes ont menacé de retirer leur soutien au gouvernement de Manmohan Singh au parlement, si l'accord est conclu en dépit de leur volonté.