International
Israël inquiet de la réduction du flot d'immigrants d'ex-URSS (Vremia novosteï)
En outre, 38.000 citoyens israéliens sont revenus, ces dernières années, dans les pays de l'ex-URSS et environ 600.000 personnes ayant le droit de résider en permanence en Israël ont quitté les pays de l'espace postsoviétique pour l'Occident.
D'après les données de l'agence juive Sohnut, 900.000 à 1,5 million d'habitants de la CEI peuvent faire valoir leur droit à l'émigration. Cependant, comme l'indiquent les médias israéliens, la majeure partie d'entre eux ne veulent partir nulle part. "La vie juive bouillonne à Moscou où ont constamment lieu des rencontres, soirées et discussions. A quoi bon partir d'ici, si l'on peut se rendre en Israël en vacances?", expliquent des représentants de la jeune communauté juive de Moscou au correspondant du quotidien Vremia novosteï.
Le nombre de Juifs russophones qui viennent s'installer définitivement en Israël diminue d'année en année. Si, en 2001, 34.000 rapatriés sont arrivés dans ce pays en provenance d'ex-URSS, en 2007, ils n'ont été que 6.700.
"Les pays de la CEI, surtout la Russie, se développement très rapidement. La vie y est plus intéressante et il y a souvent plus de possibilités de gagner plus d'argent. Par contre, en Israël, les versements aux nouveaux rapatriés et les allocations aux familles incomplètes ont été réduits ces dernières années, ce qui rend l'absorption, c'est-à-dire l'adaptation dans le pays, pratiquement impossible", a déclaré Marina Solodkina, députée du parti Kadima (parti au pouvoir) à la Knesset, au cours d'un entretien avec le correspondant du quotidien Vremia novosteï.
Les Israéliens russophones qui n'ont pas encore l'intention de quitter Israël se souviennent d'un signe local qui ne trompe pas: "Si le gouvernement se souvient de nous, cela veut dire que des élections approchent". La communauté russe constitue environ 1/7e de la population d'Israël. Le premier ministre du pays fait l'objet de trois enquêtes judiciaires, c'est pourquoi de nombreux Israéliens sont certains que les élections législatives se tiendront avant 2010, année de la fin du mandat d'Ehud Olmert. En vue de s'attirer les voix des électeurs russophones, les hommes politiques israéliens n'ont qu'à se souvenir de leur existence et à promettre de régler leurs problèmes, ou simplement à soulever la question de la nécessité d'encourager l'immigration de Juifs en provenance de Russie et de la CEI.
Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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