International
Géorgie/Ossétie: l'APCE hostile à la présence militaire russe dans la région
"Nous ne pouvons accepter une présence militaire continue de la Russie dans la région", a notamment indiqué Luc Van den Brande au cours de la discussion sur l'application de la résolution de janvier par la Géorgie et la Russie.
Selon le rapporteur, les parties dans la région "doivent lever toutes les restrictions à l'accès de l'aide humanitaire et d'observateurs, et renoncer à toute militarisation ultérieure".
M.Van den Brande a tenu à rappeler qu'outre la Russie, personne n'avait reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. "Nous nous voyons obligés de réitérer notre opposition à la décision consistant à reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud", a-t-il poursuivi.
De son côté, Matyas Eorsi, rapporteur de l'APCE pour la Géorgie, a estimé que la situation dans la zone du conflit s'était aggravée, en ajoutant que la Russie n'avait pas changé d'attitude et que son contingent militaire restait toujours présent dans la région.
Il l'a déploré, avant de proposer de revenir à l'examen de la situation dans le Caucase en octobre prochain.
L'APCE examine mercredi la situation autour de l'Ossétie du Sud. Initialement prévue pour toute la journée, la discussion a finalement duré trois heures.
La situation de cette république autoproclamée reconnue par Moscou a été examinée pour la première fois par l'APCE au cours de sa session d'automne 2008. L'assemblée avait alors demandé à la Russie d'annuler la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Cette question a été à nouveau soulevée lors de la session de l'APCE en hiver 2009.
Le 8 août 2008, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, tuant des centaines de civils ainsi que des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés".
L'Occident, OTAN en tête, a sévèrement reproché à la Russie l'usage disproportionné de la force en Ossétie du Sud. Néanmoins, quelques mois plus tard, certains politiques européens ont reconnu que la Géorgie était également responsable de l'aggravation de la situation dans la région, déclarant que la Russie et la Géorgie étaient, dans une même mesure, responsables de la guerre dans le Caucase du Sud et de ses conséquences humanitaires.

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