
CHISINAU, 9 octobre - RIA Novosti. Les présidents russe Dmitri Medvedev, arménien Serge Sargsian et azerbaïdjanais Ilham Aliev ont entamé des négociations trilatérales à Chisinau (capitale moldave) en marge du sommet de la CEI, rapporte le correspondent de RIA Novosti sur place.
Selon le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le règlement du conflit du Haut-Karabakh sera au centre des discussions.
"Nous avançons progressivement et nos positions se rapprochent. Nous le constatons", avait auparavant déclaré M. Lavrov aux journalistes.
Hier soir, les leaders arménien et azerbaïdjanais ont eu une rencontre bilatérale à Chisinau.
Le conflit du Haut-Karabakh a éclaté en 1988, après que cette région peuplée essentiellement d'Arméniens eut annoncé son intention de se séparer de l'Azerbaïdjan. Lors du référendum organisé dans le Haut-Karabakh le 10 décembre 1991 (soit quelques jours avant la désintégration officielle de l'Union soviétique), 99,89% de la population se sont prononcés pour l'indépendance totale vis-à-vis de l'Azerbaïdjan. Les résultats du référendum ont fourni un prétexte à des affrontements armés d'envergure à la suite desquels l'Azerbaïdjan a perdu le contrôle du Haut-Karabakh et de sept régions adjacentes.
Les hostilités dans le Haut-Karabakh ont fait environ 15.000 morts et ont contraint près d'un million de personnes à quitter leurs habitations. L'accord d'armistice signé le 12 mai 1994 à Bichkek a instauré un cessez-le-feu qui est toujours respecté.
Le règlement pacifique du conflit fait l'objet des négociations menées depuis 1992 dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE coprésidé par les Etats-Unis, la Russie et la France.
En mars 2008, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution exigeant le retrait immédiat des troupes arméniennes des "territoires azerbaïdjanais occupés" et confirmant le droit de l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh et les territoires adjacents. Le document a recueilli 39 voix "pour", sept voix "contre" et 100 abstentions. La Russie, la France et les Etats-Unis ont voté contre la résolution de l'Assemblée générale.