International
Uranium: le désir de l'Iran de coopérer laisse sceptique une chercheuse russe
Dossier: Nucléaire iranien
MOSCOU, 29 octobre - RIA Novosti. Elena Melkounian, professeur à l'Université humanitaire de Russie et chercheur à l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences, est sceptique quant à la sincérité du président Ahmadinejad sur le désir de Téhéran de coopérer avec l'étranger dans l'enrichissement de l'uranium.
"Il est encore difficile de faire entièrement confiance à cette déclaration. Des propos en ce sens ont déjà été émis mais Téhéran y a toujours renoncé. Des projets d'enrichissement d'uranium iranien en Russie, puis en France, avec la participation des Etats-Unis ont déjà existé. Seulement, en fin de compte, l'Iran a toujours insisté sur son droit exclusif à l'enrichissement", a expliqué la chercheuse russe.
Selon la scientifique, il est encore trop tôt pour faire des "déclarations optimistes" à ce sujet: "Il n'y a aucune raison d'estimer qu'il s'agit d'une percée".
La déclaration de M.Ahmadinejad, a-t-elle poursuivi, doit être confirmée par des accords avec d'autres pays, "pour permettre enfin un travail réel en matière d'enrichissement".
Pourtant, la déclaration du président iranien, quels qu'en soient les dessous, est à saluer, a poursuivi l'orientaliste russe. "Il se peut que les efforts conjoints de la communauté internationale finissent par donner des résultats, et c'est déjà bien. Mais pour l'instant, ce n'est pas encore le cas", a-t-elle ajouté.

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