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RIA Novosti

International

Abkhazie-Ossétie du Sud: pas de crédits russes pour le président équatorien (médias)

12:22 30/10/2009

MOSCOU, 30 octobre - RIA Novosti. Le président Dmitri Medvedev a longuement écouté jeudi son homologue équatorien Rafael Correa lui parler de la grandeur de la Russie, mais ce dernier n'a pas prononcé une seule phrase sur la reconnaissance par l'Equateur de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Par conséquent, le président équatorien quittera Moscou sans crédits russes, lit-on vendredi dans le quotidien Kommersant.

Ces derniers temps, la Russie coopère énergiquement avec l'Amérique latine, en vue de la reconnaissance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Ce geste amical à l'égard de Moscou a déjà été fait par le Nicaragua et le Venezuela. Rafael Correa a beaucoup parlé hier de l'affinité de positions entre Moscou et Quito. Cependant, à la fin du long discours du président équatorien, il était clair même pour les optimistes que ce dernier ne prononcerait pas le moindre mot sur Soukhoumi et Tskhinvali.

Moscou espérait que Rafael Correa convertirait la phrase tant attendue en crédit russe pour l'achat d'armes, comme l'a fait Hugo Chavez. Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine, a déclaré hier que Quito demandait un prêt à la Russie et le chef du Service fédéral pour la coopération militaire, Mikhaïl Dmitriev, a confirmé que l'Equateur s'intéressait à l'achat de nouveaux lots d'armes russes. La Russie était prête à accorder à Quito 200 millions de dollars à ces fins, une somme modeste par rapport au milliard de dollars promis au Nicaragua et aux 2,2 milliards de dollars emportés de Moscou par Hugo Chavez. Apparemment, les parties ne se sont pas entendues sur la somme.

Selon les interlocuteurs de la délégation russe, d'autres facteurs sont aussi entrés en compte. La situation de Rafael Correa est bien plus stable que celle de Daniel Ortega et même d'Hugo Chavez, dont les régimes sont particulièrement vulnérables depuis la crise. Le président équatorien a récemment modifié la constitution et a été réélu en avril sans rencontrer aucun problème, son parti est majoritaire au parlement et sa cote de popularité ne descend jamais sous le seuil des 50%. La chute des prix du pétrole a affecté le budget équatorien, mais Quito a récemment reçu des crédits à long terme de 1,5 milliard de dollars, ce qui le préserve des difficultés. Qui plus est, les Etats-Unis restent l'acheteur principal du pétrole équatorien, le président Rafael Correa ne souhaite donc pas voir se détériorer les rapports avec Washington. Enfin, la riche Chine manifeste son intérêt pour l'Equateur. "Les Chinois sont prêts à participer à n'importe quel projet en Equateur, en accordant d'immenses crédits et avec des exigences minimales", a déclaré l'ambassadeur de Russie en Equateur Ian Bourliaï.

Bref, une proposition commerciale modeste de la part de Moscou qui relierait Rafael Correa à la Russie par des liens politiques trop solides, n'arrange pas le président équatorien.

Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

 

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