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Russie-UE: abandonner les mythes entravant la coopération énergétique (médias)

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MOSCOU, 9 novembre - RIA Novosti. Lors du sommet Russie-Union européenne du 18 novembre à Stockholm, les partenaires européens de Gazprom ont l'intention de soulever le problème de la fiabilité des livraisons de gaz naturel, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.
Ils soupçonnent le fournisseur russe de se servir du gaz comme d'une arme politique. Quant au monopole gazier russe, il est préoccupé par les tentatives de libéralisation du marché des ressources énergétiques prévoyant de rompre la chaîne très avantageuse pour lui "producteur-transporteur-vendeur représentés par une même personne".
L'entretien dans la capitale suédoise s'annonce très difficile. Pour que les positions des parties se rapprochent, ces dernières doivent abandonner les mythes empêchant la compréhension.
L'un de ces mythes est la trop forte politisation de Gazprom. Or, ce point de vue est tout à fait erroné. L'objectif principal de la compagnie russe a été et reste de maximiser les bénéfices, et la politique étrangère de Moscou vise à favoriser cet objectif entièrement matériel. Afin que Gazprom augmente ses bénéfices, les dirigeants du pays acceptent de supporter des frais considérables, en promouvant des projets de tubes contournant l'Ukraine. Punir un régime "inamical" n’est qu’un objectif secondaire. La tâche principale consiste à assurer la présence de notre monopoliste et de ses filiales dans chaque maillon de la chaîne de livraison de gaz acheminé du puits jusqu'au réchaud de la cuisine européenne, pour augmenter les bénéfices de façon sûre.
En revanche, le mythe que devra abandonner la partie russe est la prétendue menace émanant des itinéraires alternatifs de livraison de gaz tels que le projet Nabucco. Son rendement potentiel ne constitue même pas un cinquième du volume des livraisons russes, bien que, aux yeux des Européens, il garantisse la sécurité énergétique. Pour le géant russe du gaz, il serait plus simple de renoncer aux fébriles et onéreuses tentatives de mettre en échec ce projet et de se concentrer sur l'accroissement de la fiabilité de ses propres itinéraires du gaz et de l'extraction.
C'est en cela que réside la menace principale pour les positions de Gazprom. La délégation russe à Stockholm devra persuader ses collègues européens non seulement de l'absence de motifs politiques dans ses plans commerciaux, mais aussi de la capacité du fournisseur à mettre en oeuvre les contrats déjà conclus. La baisse de l'extraction dans de vieux projets, le sous-financement et le report de nouveaux, ainsi que l'immense prix de revient du gaz dans les régions non explorées : Gazprom préfère passer sous silence ces questions, bien qu'elles doivent être examinées tôt ou tard avec les acheteurs.
Auteur Mikhaïl Kroutikhine, partenaire et analyste de l'agence RusEnergy.
Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

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Gaz: livraisons d'octobre entièrement réglées par l'Ukraine (Gazprom)

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