Le gouvernement britannique hostile au peuple iranien (Ahmadinejad)

© RIA Novosti / Accéder à la base multimédiaMahmoud Ahmadinejad
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La Grande-Bretagne est tout aussi hostile à l'Iran que les Etats-Unis, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ajoutant que Londres et Washington utilisaient les médias pour faire pression sur Téhéran.

La Grande-Bretagne est tout aussi hostile à l'Iran que les Etats-Unis, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ajoutant que Londres et Washington utilisaient les médias pour faire pression sur Téhéran.

"Le gouvernement britannique a démontré son hostilité à l'égard du peuple iranien qui subit la domination anglaise depuis cent ans", a-t-il affirmé, soulignant que les médias américains n'étaient pas indépendants eux non plus.

"Pourquoi est-il interdit de critiquer les sionistes en Amérique?", a demandé M.Ahmadinejad cité par l'agence Fars.

Selon lui, le comportement de Londres et de Washington, loin de régler le problème nucléaire iranien, ne fait que l'aggraver.

Le président iranien a dénoncé jeudi la politique extérieure de son homologue américain Barack Obama pour avoir "déçu la communauté internationale".

Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

L'Iran, qui possède 1.200 kilos d'uranium faiblement enrichi, a récemment rejeté les propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique visant à porter cet uranium à un degré d'enrichissement plus élevé sur le territoire de pays tiers (Russie, Turquie, France). Cependant, d'après M.Ahmadinejad, Téhéran a besoin de 250 - 300 tonnes de combustible nucléaire par an, y compris pour alimenter son réacteur de recherche. Avant 2009, l'enrichissement d'uranium était effectué dans le site de Natanz, mais en 2009, l'existence d'un second site (près de la ville de Qom) a été révélée à la communauté internationale lors du sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis).

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 10 décembre dernier, trois membres permanents du Conseil (Grande-Bretagne, France et Etats-Unis) ont fait savoir qu'ils n'excluaient pas la possibilité de nouvelles sanctions contre l'Iran s'il n'abandonnait pas son programme nucléaire.

L'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant a alors souligné que les six pays-médiateurs sur le problème nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) décideraient de nouvelles sanctions contre Téhéran après avoir analysé tous les aspects de son programme nucléaire. Selon le diplomate, cette décision pourrait être adoptée au début de 2010.

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