
Le président de la commission des affaires internationale de la Douma, Konstantin Kossatchev, estime qu'un durcissement des sanctions économiques contre l'Iran est possible s'il commence à enrichir de l'uranium à 20%.
Téhéran a notifié lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) son intention d'enrichir de l'uranium à 20% conformément à la décision formulée dimanche par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"La communauté internationale ne soutiendra pas cette décision de Téhéran", a déclaré lundi M.Kossatchev lors d'un entretien avec des journalistes.
Selon lui, il est indispensable de faire comprendre à l'Iran que sa position sur la production d'uranium hautement enrichi est inacceptable.
Le parlementaire a rappelé que lors des consultations de Genève menées en octobre dernier avec la participation de l'AIEA, la partie iranienne avait accepté d'envoyer 70% son uranium à l'étranger en vue d'un enrichissement plus poussé.
"La dernière décision de Téhéran ne s'inscrit dans aucun schéma acceptable", a souligné M.Kossatchev.
L'Iran dispose de 1.500 kg d'uranium faiblement enrichi qu'il souhaite porter à 20% afin de pouvoir fabriquer du combustible nucléaire pour le réacteur de recherche de Téhéran.
L'AIEA et les six pays médiateurs internationaux sur le programme nucléaire iranien (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) avaient antérieurement proposé à l'Iran d'échanger son uranium faiblement enrichi contre de l'uranium hautement enrichi.