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Kosovo: le premier ministre "cause première de la corruption" selon l'opposition

18:50 11/03/2010

Le leader de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (opposition) Ramush Haradinaj a accusé le premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être à l'origine de la corruption dans l'Etat autoproclamé.

Le leader de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (opposition) Ramush Haradinaj a accusé le premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être à l'origine de la corruption dans l'Etat autoproclamé, rapportent jeudi les journaux à Pristina.

"Il (Thaçi) est la cause première de la corruption. Son mode de gestion se répercute à tous les échelons", a indiqué M.Haradinaj, qui fut autrefois l'un des dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK) et premier ministre.

L'opposant très populaire a tenu ces propos après une déclaration de Peter Feith, chef du Bureau Civil International (ICO) et représentant de l'Union européenne au Kosovo, sur la corruption qui gangrène les structures de pouvoir kosovares.

M.Feith a appelé M.Thaçi à limoger tous les fonctionnaires corrompus au sein de son gouvernement s'il aspirait à des progrès sur la voie d'intégration européenne.

Selon le quotidien kosovar Koha Ditore, l'Occident aurait exigé de M.Thaçi qu'il lance une enquête judiciaire contre l'un de ses ministres soupçonné d'avoir détourné 10 millions d'euros.

Selon les analystes, la cote de popularité du Parti démocratique du Kosovo (dont M.Thaçi est leader) au pouvoir, et celle du gouvernement Thaçi sont en chute libre en raison de la dégradation continue de la situation économique et de scandales politiques à la chaîne.

Selon les experts occidentaux, le Kosovo bat tous les records de la corruption dans les Balkans.

Le 17 février 2008, les autorités albanaises du Kosovo, soutenues par les Etats-Unis et par certains pays membres de l'Union européenne, ont unilatéralement proclamé l'indépendance de cette province serbe.

A l'heure actuelle, la souveraineté politique du Kosovo a été reconnue par 65 pays, ainsi que par les républiques de l'ex-Yougoslavie, à l'exception de la Serbie et de la Bosnie-Herzégovine.

La Russie, la Chine, l'Inde et plusieurs autres puissances se sont opposés à cette démarche, la qualifiant de violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui proclamait l'intégrité territoriale de la Serbie.

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